Rationalisation des marchés aux bestiaux
Date d'insertion : 2008-05-21 11:17:37  -  Date de modification :2008-05-21 11:17:37
Les nouvelles mesures édictées par l’Union Européenne concernant, entre autres, le transport, la traçabilité, le bien-être, les conditions sanitaires ainsi que les différentes crises sanitaires des dernières années sont susceptibles d'infléchir le rôle traditionnel des marchés aux bestiaux.
A défaut de se moderniser continuellement, les marchés ne peuvent maintenir leur agréation et ne peuvent plus ouvrir leurs portes.
Parallèlement, les transporteurs de bestiaux ainsi que les négociants ont dû aussi être agréés et doivent tenir des registres qui reprennent l'identification précise des bovins qu'ils transportent ou qu'ils négocient.
Ces nouvelles pratiques ont déprimé les effectifs destinés à ces marchés car ces contraintes, compréhensibles si l'on sait qu'elles assurent encore une meilleure traçabilité des cheptels de l'étable à l'étal du boucher, ont incité certains intermédiaires à quitter le secteur, sinon à raccourcir le circuit « étable-abattoir ».
Les statistiques concernant l'activité de certains marchés sont inquiétantes.
Seraient-ils encore rentables demain si on devait constater encore de nouvelles réductions?
Comment peuvent-ils compenser les coûts fixes imposés par la gestion de leurs installations (nettoyage, désinfection, enregistrement, traitement des eaux usées...)?
Il se pourrait que dans les années à venir, un peu partout dans les pays membres de l'Union Européenne (U.E.) notamment ceux de l'Association Européenne des Marchés aux Bestiaux (AEMB), les petits marchés disparaissent progressivement.
Ce serait dommage car l'utilité des marchés publics pour la définition des cours est indispensable.
Il y va de l'intérêt de l'éleveur et d'une manière générale, de l'ensemble de la filière viande.
Pour permettre à l'éleveur de bétail de vendre correctement ses produits, il faut absolument sauvegarder l'existence d'un certain nombre de marchés aux bestiaux car ceux-ci sont des régulateurs de marché indispensables.